Allez, juste pour commencer la semaine avec le sourire.


Musique, piafs et billets d'humeur
Il y a quelques semaines, Yves avait mis dans l’un de ses commentaires un lien vers une vidéo de Seasick Steve. Je dois avouer que je ne connaissais pas ce grand musicien de blues, alors que j’écoute énormément ce type de musique. J’ai aussitôt été séduit par le côté festif de ce bluesman. Ceux qui aiment le boogie aimeront sans aucun doute la prestation de Seasick Steve sur un morceau au rythme endiablé comme Cut my wings (que l’on peut retrouver également en cliquant ici dans une version un peu différente).
Comment avoir ignoré un artiste de ce niveau qui joue depuis plus de cinquante ans (le bonhomme a déjà 68 ans) ? Simplement parce que la reconnaissance a été extrêmement tardive. Il a passé une bonne partie de sa vie, jusqu’à une période récente, dans les couloirs du métro avant d’être enfin reconnu. Par contre, il semble aujourd’hui assez familier des plateaux télé, ayant ramassé pas mal de prix et de récompenses les dernières années. Le voici dans Started out with nothin‘ :
Seasick Steve donne aussi dans le registre des ballades. Voici Walking man qui me rappelle beaucoup les compositions de Jorma Kaukonen et de son Hot Tuna (dont je parlerai certainement un jour) :
Allez, un dernier petit boogie chargé d’électricité pour finir :
Alors, il est pas beau et fier « mon » milan royal, posé sur « son » poulet ?

Journée de chance aujourd’hui. Je me suis caillé dans mon affût mais cela faisait presque vingt ans que le milan royal n’était pas venu se poser devant moi.


L’occasion pour moi de prendre sur le vif une attitude étonnante :

Mais celui que j’attends avec le plus d’impatience, c’est le milan noir. C’est « mon oiseau maudit ». Trente ans que j’attends … Cet après-midi, il s’est enfin posé devant moi. Je l’avais dans le viseur. Et comme un con, j’ai voulu attendre qu’il soit bien tranquille avant de faire ma première photo. Et il est parti avant que j’aie pressé le doigt sur le déclencheur. La semaine prochaine ou l’an prochain peut-être … !
On parle beaucoup de parachutes dorés et de salaires des grands patrons actuellement. La question des parachutes dorés est une vraie question. Mais celle des salaires en est une autre, tout aussi importante car elle grève de manière encore plus forte les budgets des entreprises, petites ou grandes.
S’il est communément admis que les dirigeants d’entreprises gagnent beaucoup plus que leurs salariés, la question est de savoir ce que nous pouvons décemment accepter comme limite. Sur France Inter hier, l’information que j’ai entendue faisait état de patrons dont les salaires sont 600 fois supérieurs à ceux de leurs employés. Cela m’a fait frémir et m’a amené à la question suivante : « Comment décemment peut-on estimer que son travail vaut plusieurs centaines de fois le travail d’un ouvrier suant avec son marteau-piqueur au soleil ? »
Quel niveau de rémunération peut-on tolérer aujourd’hui ? Où mettre le curseur ? La réponse est certainement différente selon que l’on est de gauche ou de droite (cela dit, j’ai l’impression que les gens de droite, et notamment les « petites gens de droite » sont certainement les plus enclins à mettre le curseur assez bas).
Voici un essai de position (non dogmatique) de ma part sur le sujet :
Pour moi, le salaire référence est le SMIC et je pense qu’il faut aujourd’hui légiférer, en fonction de la valeur du Smic. Alors, combien de fois le Smic ?
– 10 fois ? Sans doute acceptable par (presque) tout le monde.
– 20 fois ? Peut-être …
– quelques dizaines de fois ? Sans doute la limite acceptable.
– plusieurs centaines de fois ? Non, non et trois fois non !
J’ai conscience qu’en abordant ce sujet, je vais encore aller au casse-pipe et qu’il y aura du grabuge. Mais bon, Dupdup ne serait plus Dupdup s’il se bornait à parler seulement de mésanges et de tomates. Et comme j’ai annoncé que je ne me donnais plus de contraintes …
J’ai bien conscience qu’il y a beaucoup de maturité chez les uns et les autres sur ce blog, mais je me suis quand même vêtu d’un gilet pare-balles … A voir donc si on est capable de discuter entre nous de manière posée.
Il fait encore froid mais le soleil a été généreux les temps derniers. Il y a dans l’air la sensation que le printemps n’est pas bien loin, malgré les nuits de gel, et les premières fleurs de jardin sont épanouies depuis quelques jours, voire quelques semaines pour certaines d’entre elles.

Cette sensation de printemps imminent peut conduire les personnes qui ont l’habitude de nourrir les oiseaux l’hiver à arrêter cette activité de nourrissage dès les premiers beaux jours, en février ou en mars. C’est une erreur car le début du printemps est la période la plus difficile pour bon nombre d’espèces. Nous sommes en effet à une période charnière pour tous les oiseaux de la famille des fringilles qui se nourrissent de graines (chardonnerets, verdiers, tarins, bouvreuils, gros-becs…).

Certes, il fait déjà moins froid qu’en plein hiver mais le stock de graines disponibles dans la nature est épuisé ou presque. Pour ces espèces, la jonction est extrêmement difficile à faire entre l’hiver et le printemps. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il vaut mieux nourrir les oiseaux de janvier à avril (plutôt que de novembre à février comme le font la plupart des gens).
Actuellement, 200 oiseaux fréquentent encore mon poste de nourrissage, dont une majorité de chardonnerets (une centaine), de tarins (20), de pinsons de nord (15), de pinsons des arbres (15), de verdiers (40) et de gros-becs (5).

Et parmi ces oiseaux, trois ou quatre écureuils qui sont là tous les matins.

(toutes les photos ont été réalisées hier dimanche)
Allez, une petite devinette comme vous les aimez bien.
324 000, ça vous dit quoi comme chiffre ?
Petit indice : cela a un rapport avec un autre chiffre : 7 400.
Allez, faites travailler un peu vos neurones. Oui, je sais, le week-end, c’est dur …
Il y aura un petit indice demain soir dimanche puis un autre indice tous les soirs.
Le lundi, c’est pas le jour que les gens préfèrent en général. Et en plus, le premier lundi, sans Bashung, alors je vous dis pas …
Pour continuer notre petite exploration de ses oeuvres, trois vidéos ce soir : la première est consacrée à une rencontre entre Bashung et Bertrand Cantat.
Viennent ensuite deux facettes différentes du même morceau « Résidents de la république » extrait de son dernier disque. D’abord le clip de la chanson puis une version acoustique.
Mon coeur saigne. Je l’ai appris il y a tout juste dix minutes. Oui, bien sûr, je m’y attendais – un cancer des poumons ça pardonne rarement – mais quand même … !
Quand j’ai vraiment découvert Bashung, c’était sur le tard, il y a une dizaine d’années seulement. Mais depuis je me suis rattrapé et je dois dire que j’ai été subjugué par l’oeuvre entière de ce grand bonhomme.
Mon blog devait s’arrêter l’espace d’une semaine. Finalement, j’ai choisi de mettre en ligne chaque jour de la semaine une vidéo de ce grand artiste. Et pour commencer La nuit je mens, extrait d’un superbe DVD « la tournée des grands espaces » que Steph m’a fait connaître. Le titre était prémonitoire : Bashung vient d’entamer sa dernière tournée dans les grands espaces.
Cette série d’articles est dédiée à Claudine.
Tout est allé très vite depuis la reprise de ce blog, les articles ont fusé, les dialogues aussi, et je ressens le besoin de faire une petite pause. Le prochain article consacré à un petit dimanche musical paraîtra le dimanche 22 mars.
Je vous rappelle par ailleurs notre rendez-vous littéraire le mardi 7 avril avec « Qui se souvient des Hommes … » de Jean Raspail. Il vous reste un peu de temps pour lire ce livre d’ici là.

LE COIN DU JARDINIER (42)
Il y a trois ans, je suis devenu « Jardinier de France ». En adhérant à cette association, j’ai rejoint une structure qui a déjà 130 années d’existence. Vous pouvez cliquer ici pour connaître l’histoire très intéressante de cette société. Parmi les dates qui ont jalonné son histoire, je retiendrai les années 20 au cours desquelles l’association s’est beaucoup impliquée dans le développement des « jardins ouvriers » et les années d’après-guerre marquées par une pénurie alimentaire. Dans ces années difficiles, l’association s’est donnée comme objectif d’assurer la subsistance des plus pauvres. Elle a alors créé sa fameuse « série n° 1 » qui permet à une famille d’assurer sa subsistance, pour une somme très modique, pour une année complète.
Soixante ans plus tard, cette fameuse série existe toujours. A notre époque qui voit le prix des sachets de graines augmenter de manière éhontée et sans justification (il existe de nombreux sachets de graines qui valent 4 ou 5 euros actuellement et qui valaient 4 ou 5 francs il y a quelques années seulement), cette série est précieuse. Pensez donc, vous avez 20 sachets de graines pour 12,50 euros seulement soit 62 centimes le sachets de graines (et en plus, il y a 5% de réduction si on est adhérent). J’achète cette série tous les ans. Elle ne contient que des variétés anciennes qui ont fait leurs preuves (tomates marmande, tomate St Pierre, carotte nantaise, radis de 18 jours, navet de Nancy, oignon jaune des vertus, mâche à grosse graine, poireau de Solaise, chou milan de Pontoise …).

D’autres séries proposées sont très intéressantes, notamment les séries régionales. Il existe ainsi une série « Ouest » adaptée au climat océanique (12 sachets de légumes + une fleur pour 6,20 euros). On trouve aussi dans le catalogue des jardiniers de France une gamme de 60 variétés au prix de 95 centimes le sachet. Les frais de port s’élèvent à 8 euros mais on peut grouper les commandes (et cela favorise en plus les échanges entre jardiniers). De plus, les sachets contiennent une grande quantité de graines et on peut facilement partager leur contenu avec d’autres jardiniers.
A l’heure où le jardinage pourrait redevenir une nécessité absolue et vitale dans un contexte de crise durable, de telles offres ne peuvent être que les bienvenues. Cliquer ici pour accèder au site des Jardiniers de France.
LES CONSEILS A LA CON DU PROFESSEUR DUPDUP
Avez-vous une Rolex ? Non. Alors, vous avez sans doute raté votre vie. Désolé de vous l’apprendre mais c’est comme ça. C’est Seguala qui l’a dit. Et Séguala c’est pas un con. Quoique …! Car Pierre Desproges avait cru bon quand même de poser la question en son temps : « Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l’une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m’étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n’est pas un con, et ça m’étonnerait quand même beaucoup !« .
Toujours est-il qu’un journaliste lui a posé une question pertinente à propos de MoiJe 1er. Cela se passait le 13 février dernier sur le plateau de France 2 : « l’image ostentatoire du président, ce côté Bling-bling de Nicolas Sarkozy, est-elle une erreur de communication ?« . Et notre aimable Jacques, le conseiller en communication des grands de ce monde, de répondre : « C’est une erreur journalistique. Comment peut-on reprocher à un président d’avoir une Rolex. Enfin … tout le monde a une Rolex. Si à cinquante ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! ».
Triste constat donc : vous avez complètement raté votre vie. Que vous reste-t-il donc ? La pendaison ? Le gaz ? Que nenni ! Il vous reste la Rock’n Rolex Attitude. Comment, vous ne savez pas ce que c’est ? Normal, vous n’êtes pas les seuls, vu que j’ai inventé ce nouveau concept ce matin en me rasant.
L’idée est simple. Vous allez sur tous les sites internet où l’on vend des Rolex. Vous allez vite constater que sur le web, les Rolex sont souvent soldées. Des Rolex qui valent 14 000 euros, vous pouvez les trouver facilement à 12 000. Normal, c’est souvent des contrefaçons. Mais contrefaçon ou non, ce n’est pas grave. L’important est d’en acheter. Car en achetant une Rolex à 12 000 euros au lieu de 14 000, vous gagnez 2 000 euros. Si vous en achetez sept dans le mois, vous avez gagné 7 X 2 000, soit 14 000 euros. Sans rien faire. Juste en cliquant avec votre souris. Il vous reste quand même à attendre que le facteur vienne, faut tout de même pas exagérer … on ne devient pas riche aussi facilement !

14 000 euros dans le mois, ça fait une bonne petite somme quand même. Et en plus, c’est juste ce qu’il faut pour vous acheter … Acheter quoi ? Une Rolex, pardi ! Mais une vraie cette fois-ci. Que vous pourrez exhiber devant vos collègues (ou vos ex-collègues car avec 14 000 euros par mois, j’imagine que vous allez faire comme moi : arrêter de bosser).
Et en plus, vous n’aurez pas raté votre vie.
Elle est pas belle la vie ?
Il y a très longtemps que j’ai mis en stand-by cette rubrique consacrée aux rencontres entre les grands de la musique. Trois anciens articles ont montré des duos assez étonnants : Leonard Cohen jouant avec Sonny Rollins, Brassens avec Trenet et Pavarotti chantant avec James Brown.
Il n’est pas très fréquent finalement que de grands musiciens jouent ensemble sur scène. Bien sûr, cela arrive dans le domaine du rock ou de la chanson mais le résultat n’est pas toujours à la hauteur. Lorsque deux égos se retrouvent sur scène, la fusion entre les deux n’est pas fréquente, même l’espace de quelques minutes.
S’il y a un type de musique par contre où les musiciens de haut niveau ont l’habitude de jouer ensemble, c’est bien le domaine du jazz.
Pour ce petit dimanche musical, je vous propose quatre vidéos illustrant quelques rencontres jazz au sommet. Attention, il s’agit de documents qui datent tous de plus de quarante ans, alors soyez indulgents avec la qualité technique de ces vidéos.
D’abord, Miles Davis jouant So What avec John Coltrane
Coltrane toujours mais avec un autre grand du saxo : Stan Getz, et l’un des plus grands pianistes de l’histoire du jazz : Oscar Peterson.
Charlie Parker et Dizzy Gillespie ensuite :
Et pour finir, le trompettiste Don Cherry avec Sonny Rollins au saxophone :