« L’oiseau-forêt » de Michel Munier

Le film de Vincent Munier « Le chant des forêts », sorti en décembre dernier, a été « le » grand événement cinématographique des amoureux de la nature. La Presse nationale et le grand public ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, le succès ayant dépassé très largement le cercle habituel des simples amateurs de documentaires animaliers.

Ce film fait la part belle à l’affût, cette technique un peu particulière qui fait que l’on ne cherche pas à approcher l’animal mais que l’on se fond dans la nature en espérant au contraire que les êtres vivants viennent à soi, dans l’intimité la plus parfaite.

Sur le sujet de l’affût, j’avais écrit un petit article à propos d’une citation magnifique de Vincent Munier que j’avais relevée lors d’une expo aux Salines royales d’Arc-et-Senans. La citation est tellement belle que je la répète aujourd’hui, excusez-moi pour cette redite :

Il m’arrive très rarement de rencontrer des naturalistes ou des photographes qui pratiquent ce mode d’approche de la nature. Et quand j’en rencontre, je me rends compte qu’ils ont tous été formés à « la vieille école », celle des deux grands naturalistes Suisses du 20ème siècle qu’ont été Paul Géroudet et Robert Hainard.

Le film de Vincent Munier relate aussi la transmission entre trois générations et l’on y voit Michel, le père de Vincent, qui est à l’origine de cette passion qui rejaillit sur les générations suivantes.

Je viens de lire le livre de Michel Munier « L’oiseau-forêt » consacré au Grand Tétras (que l’on appelle aussi Grand Coq de Bruyère) et j’ai été bouleversé à sa lecture.

Ce livre m’a été prêté par Christophe au printemps dernier, à un moment où je n’allais pas trop bien d’un point de vue santé. Christophe m’a alors dit un truc du genre « j’ai un livre pour toi, ça va te faire du bien, je te l’amène ! ».

Je n’ai lu ce livre que cet été. D’ailleurs, une fois la première page commencée, je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré !

Michel Munier a passé depuis le tout début des années 70 un temps fou à observer les parades nuptiales des Grands tétras. La technique de l’affût a été poussée à un point sans doute inégalé, chaque séance durant 18H, de la fin de l’après-midi à 17H jusqu’au lendemain en fin de matinée à 11H, soit à chaque fois 18H d’affilée. Et il y a eu, au fil des décennies plus de 800 nuits de la sorte. Impressionnant non !?!

On l’avait déjà compris dans le film, mais on le comprend sans doute encore plus dans le livre : voilà l’univers dans lequel Vincent Munier a été baigné depuis sa tendre enfance. Son père est une sorte d’extra-terrestre (tellement tout ça semble décalé à notre époque) comme notre monde en manque cruellement ! Une personne rare capable de garder le même œil émerveillé au bout de 800 séances d’affût. J’aime ! Et Christophe ne s’y était pas trompé : ça fait un bien terrible de lire ce livre !

L’un des aspects du livre que j’ai le plus apprécié, c’est sa dualité, notamment dans le fait d’être capable de continuer à jouir de tout son être du magnifique spectacle qu’offre le Grand coq qui est en train de parader … tout en sachant pertinemment que c’est la fin inexorable d’un monde qui a vécu et que ce grand tétras est sans doute le tout dernier du massif des Vosges. L’un des derniers chapitres du livre s’appelle justement, et pour cause, « magique et tragique ».

Il y aurait évidemment beaucoup de choses admirables à dire sur cet ouvrage. Mais pour continuer sur le thème de l’affût dont j’ai parlé en début d’article, j’ai choisi de vous citer (car j’adore taper avec mon clavier les textes que j’apprécie) trois passages du livre consacrés à la manière dont Michel Munier ressent les forces naturelles qui rythment, avec beaucoup de violence parfois, ses longues séances d’affût.

A propos du silence (page 146 du livre) :
« Mes longues nuits dans la montagne m’ont rendu familier des différentes vibrations du silence, façonnées par l’atmosphère du temps. Il est feutré lorsque la neige est légère, étouffé lorsqu’elle est épaisse. les gelées qui durcissent le sol le rendent plus aérien mais, lorsque le givre gaine les rameaux, il se fait limpide ; dans l’humidité des brouillards denses, je le perçois comme enveloppé. Aux aurores des matins frais, quand la rosée perle les végétaux, il est léger, innocent, dansant, mais quelques soient les conditions, il m’apaise toujours. J’entends le silence, le respire, le ressens. Ma vie a un sens. »

A propos de la pluie (page 172)
« J’écoute le son des gouttes, j’imagine une musique, des instruments. Elles tombent avec une régularité précise et produisent sur ma toile des notes qui claquent comme un xylophone africain et rythment une mélodie cantique. Puis, d’autres chutent en files indiennes et crépitent comme un roulement de tambour. Des sons plus sourds, plus enveloppés proviennent sûrement des gouttes qui martèlent la boue de la petite mare proche, comme sur un tambourin amérindien. Je fredonne un air en harmonie avec la cadence et me laisse charmer par cette ritournelle qui n’en finit pas de me bercer, sans que je puisse trouver le sommeil. Alors je m’abandonne à penser aux priants des dieux de la Terre et du ciel. Au cœur de ce sanctuaire s’égrènent le chapelet des bénédictins, les litanies des cisterciens, les psalmodies des moines bouddhistes, les incantations chamaniques. Tout est prière dans la nature : les chants, louange ; les cris, imploration ; le vent, supplication : la pluie, mantra. »

A propos du vent
(page 212)
« Au soir du 16 avril, la bise souffle. Sous les jeux de lumière orangée du soleil couchant, elle m’offre le cadeau d’un magistral concert.
Le chant des grives est couvert par celui des rameaux qui sifflent dans le vent. Les cimes chantent, murmurent, hurlent sous les fortes rafales, puis entonnent un son plus doux quand elles s’apaisent. Lorsque le souffle ondule, c’est le chant de l’océan. L’infatigable maestro dirige toute la nuit. Lorsqu’il faiblit, j’espère la fin du concert pour un temps de repos, mais c’est seulement en intermède.
Chaque arbre devient instrument : jeunes souples, vieux raidis par l’âge, résineux, feuillus, baliveaux, même les touffes d’herbes sèchent qui tourbillonnent…
Tout près de moi, un sapin déraciné est appuyé sur un autre de même taille, qui le supporte depuis plusieurs années. Ils sont comme des soldats, des compagnons d’armes, comme deux frères blessés qui se soutiennent. Ils gémissent et craquent, donnant à la chorale une voix grave, un appel sourd qui se répète inlassablement.
Cette nuit-là, je ne note aucune activité des grands coqs. »

C’EST BEAU, HEIN !?!

Le pipit farlouse

En juin dernier, pendant qu’un peu partout en France on approchait (ou même dépassait) les 40°C, le temps était magnifique au Cap Fréhel : 16°C la nuit, 22°C en journée. Idéal quoi ! Le temps était ensoleillé avec, à certains moment de notre séjour, une brume qui se levait de la mer.


L’observation des oiseaux dans la brume du lever du jour me laisse un très beau souvenir. Parmi ces oiseaux observés lorsque j’arrivais sur le site chaque jour vers 7H figurent les linottes mélodieuses et les pipits. Ici une jeune linotte mélodieuse.

Si la linotte est assez bien connue, la famille des pipits me semble par contre peu connue du grand public.

Les pipits, qui ressemblent assez à des alouettes, appartiennent à la même famille que les bergeronnettes (et non celle des alouettes) : les Motacillidés.

Ils doivent leur nom à leurs cris (« Le nom « Pipit », écrit parfois « Pipi » ou « Pitpit » est une onomatopée qui rend leur cri d’une manière assez approximative », Paul Géroudet 1951).

Deux espèces de pipits se partagent ce site magnifique : le Pipit farlouse et le Pipit maritime.


Je parlerai aujourd’hui du Pipit farlouse (enfin, ce qui me semble être le pipit farlouse, car la détermination des différentes espèces ne me semble pas si simple que ça).

C’est une espèce qui habite toute la lande que l’on voit sur la photo précédente, dans la végétation rase, parfois à peine arbustive avec quelques ajoncs qui s’y installent. Le pipit farlouse y mène une vie assez discrète. Il faut dire que le plumage de l’oiseau lui permet de se fondre facilement dans son environnement.


Cet oiseau se contente d’un tout petit territoire (25 ares, d’après Paul Géroudet) et s’accommode fort bien de la présence de ses congénères concurrents, il n’y a en général que très peu (voire même pas du tout) de querelles territoriales (si seulement c’était pareil chez l’Homme hein !).


Le pipit farlouse, sur son site de nidification, se nourrit essentiellement d’insectes (diptères, coléoptères, hyménoptères …).


Plus tard dans la saison (en automne et en hiver) s’ajouteront de nombreux végétaux (graines de graminées, carex, renouées, restes de céréales dans les champs …).


Sur le site très (trop ?) touristique du Cap Fréhel, il approche à quelques mètres des visiteurs mais personne ne le remarque.


Je trouve que les oiseaux les plus ternes et les plus discrets (alouettes, pipits, accenteurs …) ont en fait un plumage très nuancé et très délicat lorsqu’on les observe de très près. Pas vous ?

L’hirondelle de rivage

L’hirondelle de rivage est un oiseau que je connais bien mais que je trouve très difficile à photographier (je crois n’avoir fait aucun article sur cette espèce), elle va bien trop vite pour mes réflexes vieillissants … ! 😒

Mais cette année 2026 a été faste, j’ai fait trois belles rencontres photographiques avec cet oiseau.

La première de ces rencontres s’est déroulée à Texel en Mer du Nord en mai dernier. Avec 238 couples, l’espèce est plutôt assez bien représentée sur l’île. C’est au lieu-dit « le Slufter » que certaines petites colonies s’installent, profitant de pans entiers de petites dunes de sables qui s’effritent et qui offrent alors des conditions idéales pour que l’espèce y creuse ses nids.

Nous étions en mai et les oiseaux venaient régulièrement au nid, sans doute que les jeunes de la première nichée étaient déjà nés.

La deuxième rencontre était plutôt le fruit du hasard, je ne m’attendais pas du tout à voir une colonie d’hirondelles de rivage … au château de Chambord, le long d’un canal qui borde le parc du château.

Des jeunes hirondelles de rivage étaient là, sur une cordelette suspendue au-dessus du canal. Je n’avais évidemment pas de téléobjectif avec moi mais finalement les oiseaux, habitués aux visiteurs du parc du château, se laissaient approcher de très près. Alors, un objectif de base tout simple (18-50 mm) a suffit.

La troisième rencontre a eu lieu au Cap Fréhel vers le 20 juin dernier. Une petite colonie se trouve sur la partie Ouest du Cap, dans un lieu superbe, à l’entrée de la plage « les grèves d’en bas ».

Les nids sont creusés en haut de la falaise de sable (bon je sais, pour une montagnarde comme Etincelle, le terme « falaise » est sans doute très exagéré, mais pour des Parisiens le terme est assez approprié 😁).


Les oiseaux venaient souvent au nid, ils y entraient à une vitesse très rapide, j’ai quasiment loupé toutes mes photos. Quelques images rescapées malgré tout :


Quelques jeunes ont passé la tête par la lucarne.


Il va falloir que je vous reparle des oiseaux du Cap Fréhel, ça pourrait être dès le prochain article.

Retour sur l’éclipse du 12 août dernier

Pour cette reprise du blog (après deux mois de pause estivale), je vous propose de bien belles images de l’éclipse du 12 août dernier.

Etincelle m’a fait fait parvenir cet été des photos de l’éclipse que l’un de ses amis a réalisées en Espagne (en France l’éclipse n’était que partielle). J’ai trouvé que les photos étaient exceptionnelles. Son auteur, Théo Louis, a donné son autorisation pour que je publie les images sur le blog.


Un immense merci Théo ! Et évidemment à Etincelle !

Blog en congés

Ce blog s’autorise une pause prolongée (bien méritée ?). Le prochain article paraîtra le lundi 7 septembre.

Quel sujet de discussion cet été sur le blog pour celles et ceux qui n’ont pas encore leurs derniers neurones engourdis par la chaleur ?

Quoi de meilleur sujet que la météo ?

Autrefois, il y a peu de temps encore, l’été était « la » saison du jardinier qui remplissait son panier et même sa brouette de tas de légumes aussi beaux les uns que les autres. Aujourd’hui, c’est l’hiver qui donne désormais de bonnes possibilités de cultures, l’été devenant quant à lui la pire des saisons, la plus contraignante en tous cas.
Les choses sont en train de s’inverser pour nos légumes.
Il en est de même pour les Hommes. Autrefois, quand quelqu’un était bien malade, on entendait parfois la phrase : « Pas sûr qu’il passe l’hiver ». Aujourd’hui, nos vieux attendant avec impatience la fin de l’été pour se pincer la peau et s’assurer qu’ils sont encore vivants après la canicule (pendant que leurs héritiers se disent « Merde c’est pas encore pour cette fois-ci 😒 »).
Ainsi va la vie …

En tous les cas, je vous souhaite pour cet été ce qu’il y a de mieux à souhaiter : des gros nuages, de la pluie, encore de la pluie, plein de gouttes d’eau, des escargots …

Et aussi quelques bonnes bières, bien évidemment ! Car, la bière contient beaucoup d’eau – mais tout le monde ne le sait pas – et chaque buveur de bière est en réalité un buveur d’eau qui s’ignore. Mais attention, ce n’est pas parce qu’une bière est triple qu’elle est trois fois plus hydratante !!! 😉

Bel été à vous !

Milans en lisière

Je voulais vous parler dès maintenant des oiseaux de Bretagne mais la pause estivale du blog approche et je préfère remettre ma série d’articles à la rentrée de septembre, ça me laissera du temps pour préparer les choses.

Pour cet avant-dernier article avant la pause, juste quelques images des deux espèces de milans qui viennent habituellement à mon poste de nourrissage. Depuis quelques jours, ils prennent l’habitude de se poser en lisière de forêt (à environ 50 mètres de moi), ce qui me vaut un type de photos bien différent de ce que je vous propose d’habitude. Voici donc quelques images faites lors de la séance d’avant-hier.

Tout d’abord des images du Milan noir très présent actuellement devant ma cabane (18 posés tout à l’heure devant moi) …


… puis celles du Milan royal, ici un jeune déjà sorti du nid, très probablement le fils (ou la fille) de Nestor dont je vous ai parlé tout récemment :


N’oubliez pas que vous pouvez cliquer sur chacune des images pour les avoir en plus grand format sur votre écran d’ordinateur.

Encore des devinettes !

Je viens de rentrer de Bretagne. J’envisage une dizaine d’articles sur le thème des oiseaux du Cap Fréhel. Mais je ne suis pas vraiment prêt, j’ai encore beaucoup de photos à trier. Alors, en attendant, je vous propose quatre images en vous demandant de déterminer précisément de quel oiseau il s’agit :

1

2

3
4

A vos neurones !!!

La phragmite des joncs

LES OISEAUX DE TEXEL (76)

Il y a quelques semaines, nous étions en Mer du Nord sur l’île de Texel.

La veille de notre retour, on a fait une dernière balade à vélo. On s’est arrêté à un moment donné sur un banc en bordure d’une zone humide.


Aussitôt, un chant a retentit à quelques mètres de nous, il s’agissait d’une phragmite des joncs qui avait choisi un toute petite branche sèche qui dépassait à peine de la végétation comme poste de chant.



Pendant un bon quart d’heure, elle a chanté, on avait l’impression qu’elle le faisait juste pour nous. C’était un très beau moment.


A noter que la phragmite des joncs est assez répandue à Texel (192 couples en 2025).


C’est la première fois que nous observions cette espèce de fauvette aquatique d’aussi près.

Nestor a 15 ans !

Dans l’un de mes derniers articles, j’ai parlé d’un certain nombre d’oiseaux bagués que j’ai observés les dernières semaines, et notamment d’un milan royal qui vient à mon poste de nourrissage. Depuis la parution de cet article, j’ai eu des éléments nouveaux sur cet oiseau.

Cela avait commencé pour moi en 2013, j’ai observé au printemps de cette année-là un oiseau bagué venant se nourrir derrière la maison. Un membre de la LPO était venu à l’époque, avait déterminé de quel oiseau il s’agissait, avait localisé le nid dans la forêt derrière la maison et la commune de Bussières avait alors décalé les dates d’exploitation de la forêt (affouage) pour préserver la nidification de l’oiseau.

Depuis cette date, il m’arrive de temps en temps (mais assez rarement, en moyenne une fois par an) d’observer un milan royal bagué qui vient à mon poste de nourrissage, mais rien ne me laissait supposer qu’il s’agissait toujours du même oiseau (d’autant que les années passaient et que la survie de l’oiseau sur une aussi longue période était peu probable).

Depuis quelques mois, l’apparition d’un milan royal bagué est bien plus fréquente et pour la première fois, il s’est posé à plusieurs reprises au sol (alors que jusqu’à présent il se contentait de prendre un peu de nourriture en passant en vol), ce qui m’avait valu quelques photos publiées dans mon récent article.


J’ai alerté CM qui avait suivi le programme de baguage des milans dans les années 2010 et il m’a donné une information très précise sur cet oiseau : cet individu observé en 2026 est bien le même que celui que j’avais observé en 2013. Il avait été bagué sur le nid à Champlive (Doubs) le 9 juin 2011, avait été observé les années suivantes par la LPO sur ma commune jusqu’en 2014 puis n’avais plus été observé officiellement les années suivantes. Cet oiseau est marqué de bagues alaires de couleur « Blanc/jaune-Bleu/jaune », correspondant à celle de l’oiseau que j’observais de temps à autre toutes ces années passées.


Retrouver un milan royal bagué 15 ans plus tôt est évidemment exceptionnel. Comme ce milan est venu à mon poste de nourrissage régulièrement pendant la période de couvaison en avril, il est assez facile d’en déduire qu’il s’agit là d’un mâle.

J’ai pris l’habitude d’appeler cet oiseau Nestor, allez savoir pourquoi !


Depuis quelques mois, Nestor vient régulièrement à mon poste de nourrissage avec un autre milan royal. Ils arrivent souvent ensemble, volent de concert, ne se querellent pas et tout laisse à penser qu’il s’agit là du couple. Cet autre milan royal était présent en février mars, a ensuite disparu en avril-début mai (période de couvaison et de début d’élevage des jeunes) puis est réapparu depuis quelques semaines, confirmation qu’il s’agit bien de la femelle.

Nestor a beau être un vieil oiseau, c’est une bien belle femelle que notre gaillard s’est trouvé comme conjoint !!!

Poussins identifiés

Bravo à vous tous pour les réponses aux devinettes de mon précédent article.

Voici donc les bonnes réponses telles qu’elles ont été données par Jérôme, Christophe, Fifitoucourt et Etincelle. J’ai essayé de mettre à chaque fois la photo du poussin accompagné d’un adulte, mais cela n’a pas été possible pour le courlis cendré et le chevalier gambette (j’ai alors mis deux photos séparément, une de l’adulte et une du poussin).

1 – Avocette élégante

2 – Foulque macroule

3 – Courlis cendré


4 – Ouette d’Egypte

5 – Chevalier gambette


6 – Canard colvert

7 – Sterne pierregarin

8 – Cygne tuberculé

9 – Echasse élégante

10 – Tadorne de Belon

11 – Oie cendrée

12 – Huîtrier-pie

13 – Fuligule morillon

14 – Poule d’eau

15 – Mouette rieuse

Pour la photo n°16 pour laquelle personne n’a de certitude absolue, voici une autre image qui ne nous aidera sans doute pas beaucoup plus mais qui permettra peut-être de continuer la discussion.


Merci à tous d’avoir participé !

Poussins à identifier

Je trouve que ça ronronne sur ce blog. La canicule des temps derniers vous a anesthésié les neurones ? Alors, pour les réveiller, rien de tel qu’une petite devinette. Ou plutôt « des » devinettes.

Voici 16 poussins, filmés dans la nature, à identifier. Certains sont faciles à reconnaître mais d’autres pas du tout du tout !!!

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Courage !!!

Oiseaux bagués

Il m’arrive assez rarement de photographier un oiseau portant une bague.


Alors que cela m’était peu arrivé au cours de mon activité photographique (5 ou 6 fois seulement en 45 ans), j’ai observé trois oiseaux portant une bague au cours des 15 derniers jours :

… un Grand gravelot …


… une Barge à queue noire …


… et surtout un Milan royal, pourvu de bagues alaires, photographié ce jour à mon poste de nourrissage.

David Russell

Hier, en revenant de l’île Texel en Mer du Nord, on a fait un crochet par Koblenz en Allemagne pour assister à un concert de l’un des plus grands guitaristes classiques actuels : David Russell.

Magnifique concert dans un lieu superbe (d’anciens bâtiments industriels réhabilités en espace culturel, peut-être que j’en parlerai un jour sur ce blog) !

Exemple d’enregistrement de David Russell consacré entièrement aux quatre suites pour luth que Jean-Sébastien Bach a composées.

J’ai naturellement écrit cet article en pensant à Florent !!! 😉

Bonne écoute !

Le busard des roseaux (3)

LES OISEAUX DE TEXEL (75)

Lors de mon dernier séjour à Texel en Mer du Nord (juin 2025), j’ai passé un temps fou auprès d’un nid de Busard des roseaux  dans l’espoir de voir un échange de proie en vol entre mâle et femelle. Mais ce n’était pas encore pour cette fois-là.

Par contre, j’ai eu la chance de photographier un relai au nid, la femelle venant remplacer le mâle auprès des poussins.


Tout ça pour dire que j’ai terriblement envie de retourner à Texel !

Le prix des légumes

Quand on voit l’énergie qu’il faut au jardinier amateur pour produire ne serait-ce qu’un seul kilo de petits pois, de haricots ou de poivrons, on peut se poser la question : « Les légumes du commerce sont-ils si chers que ça ? »

Le fulmar boréal (2)

Lors de mes deux derniers séjours en baie de Somme, il y a quelques années, j’étais allé faire une toute petite escapade à peine plus au sud à Ault. Lieu magnifique !



C’est ici que l’on trouve l’un des oiseaux les plus typiques des falaises maritimes : le Fulmar boréal. Autrefois, on l’appelait « pétrel fulmar ». Mais les noms des espèces changent parfois (et même un peu trop souvent à mon goût).


Juste quelques images de cet oiseau de haute mer qui ne revient sur les côtes que pour se reproduire.

Les cerfs du parc de Sainte-Croix

Les 22 et 23 septembre derniers, nous étions au parc animalier de Sainte-Croix en Lorraine. Le but de notre petit séjour était surtout l’observation des cerfs.

Les cerfs, qui partagent un vaste enclos de 35 hectares avec des daims et des mouflons de Corse, y sont observables depuis plusieurs endroits du parc et notamment depuis une petite plateforme surélevée qui offre une super vue sur la partie la plus dégagée de l’enclos.


Le parc est ouvert au public de 10H à 17H30. Et comme les cerfs brament surtout le soir, la nuit et au petit matin, la solution est de réserver un lodge en bordure de l’enclos aux cerfs (ce que nous avons fait).


Evidemment, la captivité permet des observations très proches des animaux.


On a remarqué que les cerfs, s’ils ne pouvaient pas sortir du parc animalier, se baladaient parfois hors de leur enclos, à la grande surprise des visiteurs.


Nous n’avions pas bien programmé notre séjour, d’une part parce qu’il a plu pendant deux jours (les photos que je mets dans cet article ont été faites lors de très rares éclaircies) et d’autre part parce que ce n’était que le tout début de la période de brame.

Néanmoins, les cerfs étaient très actifs et se déplaçaient beaucoup, il y avait déjà pas mal d’excitation dans l’air.


Nous avons assisté à quelques petites joutes plutôt gentilles entre mâles. Mais ce n’est pas violent, il s’agissait juste d’une manière de jauger la force de l’autre.


A quelques reprises, il y a eu un brame assez timide.


Même si nous étions allés dans la parc sous la pluie et un peu trop tôt dans la saison du brame, nous avons malgré tout énormément apprécié (et il y a bien d’autres aspects du parc qui nous ont plu, j’en parlerai peut-être un jour sur ce blog).

Et j’aime ce rituel du brame (rituel qui est sans doute toujours le même depuis des millions d’années) qui se poursuit, année après année. Cette continuité et cette constance dans le temps me fascinent !

L’huîtrier-pie (7)

J’ai une envie de faire une petite pause pendant ces vacances scolaires de Pâques (elles commencent ce soir en Franche-Comté). Alors le prochain article paraîtra le lundi 20 avril. En attendant, je vous laisse avec un nouvel article consacré à ce sujet inépuisable (enfin, pour moi !) qu’est l’île Texel en Mer du Nord.

LES OISEAUX DE TEXEL (74)

Les plages de Texel sont magnifiques et il y a peu de monde en général ! Je dis « les plages » mais en fait, il n’y en a qu’une seule, elle fait 20 km de long et elle est coupée en deux par le Slufter (je parlerai peut-être un jour sur ce blog de cette brèche faite dans le cordon dunaire au 19ème siècle par la mer lors d’une violente tempête).


Lorsqu’on se balade le long de la mer, quelques oiseaux passent au large, plus ou moins près, parfois des bécasseaux sanderling, des eiders … mais l’oiseau le plus régulier tout au long de l’année est incontestablement l’huîtrier-pie.


Il se repose parfois sur le sable …


… mais, sur la côte ouest de Texel, c’est à l’interface mer/terre qu’il se tient le plus volontiers.


Nous avons assisté à l’arrivée d’un petit groupe, la lumière était assez belle ce jour-là …


Le groupe s’est mis à rechercher de la nourriture avec frénésie.


Les petits animaux cueillis en mer étaient systématiquement ramenés sur la plage pour y être mangés.


Je n’ai pas réussi à identifier les proies, a priori des mollusques bivalves. Concernant la technique de l’huîtrier, Paul Géroudet dit « Pour ouvrir ces coquillages, l’oiseau use de son bec tantôt comme ciseau ou couteau, tantôt comme marteau ou levier ». Un bec donc à multi-usages, de type « couteau suisse » (ne manquent que le décapsuleur et le tire-bouchon !).

Les oiseaux étaient très actifs, se nourrissant, s’envolant, se posant, se pourchassant même. Quelques images :


Et, comme cette espèce n’est pas farouche, les huîtriers passaient au vol très près de nous.


Le balbuzard pêcheur

J’ai l’habitude d’aller observer les oiseaux sur un plan d’eau (une ancienne gravière) qui est à 2 km de chez moi.

J’ai notamment le loisir d’y suivre chaque année la nidification du grèbe huppé.

Cette année, le nid est à l’abri des regards et la seule manière de photographier l’oiseau est de s’installer sur la berge en face. Comme c’est un peu loin (peut-être 70 m), j’ai utilisé hier mon 800 mm, surtout pour filmer (je ne fais quasiment plus de photos).

J’ai vu apparaître un oiseau dans le ciel dans mon champ de vision. Aucun doute : il s’agit du balbuzard pêcheur que je vois rarement dans la vallée de l’Ognon (bien qu’il y passe chaque printemps) et pour lequel je n’ai pas encore fait de photo. J’ai vite décroché l’appareil photo de son pied et j’ai vite réalisé en mode « rafale rapide » des dizaines et des dizaines de photos. Manque de chance, j’avais laissé l’appareil en « mode film » et j’ai n’ai réalisé aucune image de l’oiseau. J’étais un peu vert … !

L’oiseau est revenu 15 mn plus tard et cette fois-ci je m’étais bien préparé en mettant mon boîtier sur « mode photo ». Evidemment, comme j’étais armé d’un 800 mm, la plupart du temps j’étais beaucoup trop près (outre le fait qu’avec un 800 mm il est assez difficile de trouver l’oiseau dans le ciel). La plupart de mes photos ne sont pas utilisables, l’oiseau dépassant le cadre de la photo. Mais dans les 200 photos que j’ai faites, certaines ont pu être sauvées (celles donc où l’oiseau était le plus loin).


Le balbu est revenu une petite demi-heure plus tard. J’ai entendu un gros bruit : il avait plongé du haut du ciel et capturé un poisson à une centaine de mètres de moi. Mais j’avais commis la même erreur que la première fois, j’avais laissé une nouvelle fois mon boîtier en mode film et j’ai dû m’exclamer très fort « Mais quel con ! » (c’est sans doute à mon intention que Brassens a composé une certaine chanson « Quand on est con, on est con ». M’étant aperçu de ma nouvelle mégarde, j’ai juste eu le temps de faire in extremis une photo de l’oiseau emportant sa proie.

Mon ami Jean-Pierre m’a confirmé qu’il s’agissait d’une truite (« .. parce qu’on distingue sur la partie dorsale du poisson la nageoire adipeuse caractéristique des salmonidés, peu visible, mais présente. Sur la partie ventrale du poisson on voit bien la nageoire pelvienne. »).

Ce qui est très drôle c’est que Bruno m’avait dit deux jours plus tôt que le balbuzard venait pêcher sur la gravière chaque fois que les pêcheurs relâchaient leurs poissons (c’est à dire la veille ou l’avant-veille de l’ouverture de la pêche). Et l’ouverture de la pêche sur la gravière, c’était … ce matin ! Et l’oiseau est passé hier ! J’imagine le balbuzard en Afrique en train de se dire « il est temps que je parte si je veux arriver pile-poil entre la relâche des poissons et l’ouverture de la pêche ».

Si l’association locale de pêche savait où partent les truites qu’ils ont payées aussi cher !!!

Ben Herbert Larue

Samedi soir, nous étions à un concert de Ben Herbert Larue, il passait pour la deuxième fois à Voray-sur-l’Ognon (à 5 km de chez moi). La soirée était organisée par le Comité d’Animation de Voray, très appréciée localement pour son dynamisme et la qualité des prestations proposées (notamment pour ses 4 concerts annuels).

La salle était archi-comble. Concert extraordinaire avec beaucoup d’émotion, le public était ravi.

J’ai trouvé sur Youtube quelques vidéos sur cet artiste :

Bonne écoute !