Les âmes sensibles n’aiment pas voir des animaux morts le long des routes.
Moi si ! Au contraire, je jubile (enfin, le mot est un peu exagéré, c’est juste pour la provoc’ et pour forcer le trait).
Car le nombre d’animaux morts le long des routes est un bon indicateur de l’état des populations animales. Il en est même le reflet relativement exact.
Il n’y a de moins en moins de hérissons morts le long des routes et c’est bien dommage. Car ça veut dire qu’il y a de moins en moins de hérissons.
Au contraire, il y a pas mal de blaireaux morts sur les accotements des chaussées et cela me fait bien plaisir. Si, si ! Car cela veut dire que les populations de blaireaux se portent plutôt bien.
Tout ça pour dire que je suis très très heureux d’avoir trouvé tout près de chez moi il y a quelques mois, écrasée à l’entrée du village de Geneuille (à 2 km de chez moi), une chouette chevêche (que l’on appelle maintenant Chevêche d’Athena). Pourquoi ce petit bonheur soudain ? Parce que, localement, je n’avais plus une seule donnée sur ce petit rapace depuis plus de vingt ans !
Que je voie dans les temps qui viennent des pies-grièches grises (ne serait-ce qu’une seule) ou des blongios nains (ne serait-ce qu’un seul) écrasés le long des routes, et vous m’entendrez jubiler depuis chez vous (même Yves entendra mon rire depuis la Bretagne !).
Cela dit, n’allez quand même pas appuyer sur l’accélérateur quand vous verrez une loutre ou un grand-duc sur la route !















