Proposé par Luc de Belgique
En ce qui me concerne, le nom de Kurt Weil est resté dans les ténèbres de mon acculture durant des années. Et pourtant, près de 60 ans après sa mort il m’arrivait de fredonner des petits airs qui lui devaient la vie.
Dans un film de Ernst Bush, la chanson est de Kurt Weil, les paroles de Bertold Brecht. C’est vieux, ça vient de loin, ça va loin. Mesdames et Messieurs, j’ai le plaisir ce jour, de faire en partie revivre sur le blog à Dupdup: L’opéra de Quat’sous.
Cette incroyable mélodie à été plus tard réactualisée par un amerloque, et quel amerloque !
Retour au film du réalisateur engagé de gauche (dégénéré diront bien entendu les Nazis) Ernst Bush, avec la chanson des canons (ou canonniers, je ne sais pas). Paroles et musique toujours des mêmes.
L’opéra de quat’sous n’est pas le seul composé par Kurt Weil. Il y a aussi : Grandeur et décadence de la ville de Mahagony. Ça ne vous dit rien ? Alabama Song… les Doors, Marilyn Manson, Bowie… Le plus difficile a été de choisir une version. Mon choix s’est porté sur quelque chose de plus récent, très respectueux me semble-t-il de cette époque bourrée d’humour et de dérision.
Pour terminer, comment ne pas parler du kitch et de cette invraisemblable liberté que soufflaient les artistes allemands de l’époque, sans faire un petit détour par une autre allemande, tout aussi provocatrice, et folle: Nina Hagen. Parole de Brecht, musique de Weil : Surabaya Johnny, extrait de « Happy End ». Nina donne ce qu’elle a de meilleur en elle. La vidéo est épouvantablement mauvaise, mais…
Il y a encore tellement de choses à se remémorer de cette époque foisonnante. Peut-être un autre jour, sur le thème de Lili Marleen, par exemple ou de Marlene Dietrich.
Zut, je ne résiste pas ! Ce n’est pas Marlene Dietrich qui la première a chanté Lili. Il faut rendre cette chanson à Lale Andersen.

































