Michel et moi avions décidé d’aller repérer un endroit favorable pour photographier les cerfs. Nous n’avions pas prévu de faire de photos ce jour-là. Michel avait quand même pris son appareil photo, au cas où …, et moi j’étais juste parti avec un sécateur à la main et de la ficelle dans la poche.
Arrivés sur le site, dans une petite forêt de Haute-Saône, nous avons entendu un cerf bramer alors que nous étions en plein après-midi (c’était mardi et il était à peu près 15 heures).
Nous avons tendu deux ficelles dans un petit bouquets d’arbres. Il s’agit là d’une méthode assez pratique : ainsi, le jour où nous déciderons de venir faire de l’affût, il suffira de suspendre quelques filets de camouflage sur les ficelles et de les tenir avec des pinces, opération qui ne prendra que deux ou trois minutes. Et cette méthode a l’avantage de ne laisser aucun affût visible dans la nature, juste deux ficelles que personne ne remarquera.
Evidemment, comme bien souvent lorsque je ne prends pas l’appareil photo, il se passe quand même quelque chose. A un moment donné, on a vu un mouvement à travers les arbres. Un cerf s’est approché de nous, a frotté longuement ses bois contre un tronc d’arbre. Il n’était que partiellement visible, il y avait quelques arbres qui gênaient l’observation. Michel a fait quelques photos et un bout de film.
Et puis le cerf s’est avancé à découvert. Voici l’une des photos faites par Michel, sans recadrage.
Demain, ce sera du sérieux : nous serons tous les deux dans l’affût … et j’aurai mon appareil photo !

















