En juin dernier, pendant qu’un peu partout en France on approchait (ou même dépassait) les 40°C, le temps était magnifique au Cap Fréhel : 16°C la nuit, 22°C en journée. Idéal quoi ! Le temps était ensoleillé avec, à certains moment de notre séjour, une brume qui se levait de la mer.

L’observation des oiseaux dans la brume du lever du jour me laisse un très beau souvenir. Parmi ces oiseaux observés lorsque j’arrivais sur le site chaque jour vers 7H figurent les pipits. Cette famille d’oiseaux n’est pas connue du grand public.

Les pipits, qui ressemblent assez à des alouettes, appartiennent à la même famille que les bergeronnettes (et non celle des alouettes) : les Motacillidés.
Ils doivent leur nom à leurs cris (« Le nom « Pipit », écrit parfois « Pipi » ou « Pitpit » est une onomatopée qui rend leur cri d’une manière assez approximative », Paul Géroudet 1951).
Deux espèces de pipits se partagent ce site magnifique : le Pipit farlouse et le Pipit maritime.

Je parlerai aujourd’hui du Pipit farlouse (enfin, ce qui me semble être le pipit farlouse, car la détermination des différentes espèces ne me semble pas si simple que ça).
C’est une espèce qui habite toute la lande que l’on voit sur la photo précédente, dans la végétation rase, parfois à peine arbustive avec quelques ajoncs qui s’y installent. Le pipit farlouse y mène une vie assez discrète. Il faut dire que le plumage de l’oiseau lui permet de se fondre facilement dans son environnement.

Cet oiseau se contente d’un tout petit territoire (25 ares, d’après Paul Géroudet) et s’accommode fort bien de la présence de ses congénères concurrents, il n’y a en général que très peu (voire même pas du tout) de querelles territoriales (si seulement c’était pareil chez l’Homme hein !).

Le pipit farlouse, sur son site de nidification, se nourrit essentiellement d’insectes (diptères, coléoptères, hyménoptères …).

Plus tard dans la saison (en automne et en hiver) s’ajouteront de nombreux végétaux (graines de graminées, carex, renouées, restes de céréales dans les champs …).

Sur le site très (trop ?) touristique du Cap Fréhel, il approche à quelques mètres des visiteurs mais personne ne le remarque.

Je trouve que les oiseaux les plus ternes et les plus discrets (alouettes, pipits, accenteurs …) ont en fait un plumage très nuancé et très délicat lorsqu’on les observe de très près. Pas vous ?














Oui, voir les moineaux par exemple, ou l’accenteur.
C’est bien du pipit farlouse mais sur tes deux premières images : pipit maritime je présume…
Belle séquence !