Un article proposé par Léa.
Dernièrement, en faisant des recherches internet sur un personnage d’un roman de Patrick Cauvin, j’ai découvert un compositeur espagnol, tout à fait réel, lui!
Ce compositeur, Francisco de la Torre, aurait vécu entre 1460 et 1505. Il se fit connaître principalement dans le Royaume de Naples, où il travailla la plus grande partie de sa vie. Puis il quitta Naples à la demande de Ferdinand II et occupa une chaire d’ecclésiastique à la Cathédrale de Séville.
Il reste apparemment peu de chose de lui, mais on peut trouver un morceau dans le recueil Cancionero de Palacio. Ce manuscrit espagnol est composé d’oeuvres musicales pour danses de cour, dont la Danza alta de Francisco de la Torre serait un exemple typique.
A cette époque, dans les cours royales d’Europe, on dansait les « danses hautes » et les « danses basses ».
J’ai trouvé peu de références sur ces danses, et elles sont parfois contradictoires.
Selon certaines sources, les danses hautes et basses se distingueraient par les instruments de musique utilisés. Selon d’autres sources, la différence se trouverait surtout dans le style des pas, sautillant et enlevé pour les « danses hautes », très calme et posé pour les « danses basses ».
J’ai trouvé deux versions de cette danza alta de Francisco de la Torre :
La première, interprétée par l’ensemble « Hesperion XXI » dirigé par Jordi Savall.
Une seconde interprétation par l’ensemble « Atrium Musicae » de Madrid.
Vous trouverez l’ensemble des oeuvres du manuscrit Cancionero de Palacio sur ce lien. Il s’agit d’un concert donné en Suisse, par l’ensemble Hesperion XXI.
Sur Deezer, vous pourrez écouter un très bel album de l’Ensemble « Atrium Musicae » de Madrid : « Three Centuries of La Spagna ». Sur Deezer également, la discographie de Jordi Savall et de son ensemble Hesperion XXI.
Voilà, j’espère que vous aimerez autant que moi !











