Les z’écolos me font chier ! (1)

1 : Les insectes pollinisateurs

Attention, article très long. Paresseux, passez votre chemin … !

Et article plutôt polémique. « Culs serrés » (ceux qui détestent qu’on fasse des vagues) s’abstenir aussi !

Et comme ce blog, au bout de près de 20 ans de fonctionnement, ses 2250 articles et ses 500 lecteurs quotidiens, touche presque à sa fin (ce n’est pas que je fatigue mais j’ai l’impression d’avoir un peu tout dit ce que j’avais envie de dire), je ne vais pas me priver de clore cette belle aventure par des articles « politiquement incorrects », qui ne correspondent pas à l’air du temps mais qui traduisent au plus près ma pensée sur certains sujets.

Alors allons-y !

Aujourd’hui est une époque formidable : chacun se croit capable de s’exprimer sur tous les sujets et ne s’en prive d’ailleurs pas, d’autant plus que les réseaux sociaux offrent un « boulevard d’expression » à quiconque le veut et donnent à chacun l’impression d’exister enfin .

Or, tous les sujets, qu’ils soient politiques, géopolitiques, sociétaux, environnementaux, économiques, humains … sont de plus en plus complexes, d’autant plus complexes qu’ils relèvent toujours de plusieurs thématiques qui se croisent, et encore d’autant plus complexes que les connaissances sur lesdits sujets augmentent au fil des décennies grâces aux diverses disciplines scientifiques.

Il faudrait donc de plus en plus de mots pour parler d’un sujet donné et l’appréhender dans sa globalité. Or, notre culture dite « moderne » nous oblige à nous exprimer en un minimum de mots, cela étant sans doute dû (mais pas que !) au fait que bon nombre de nos concitoyens n’ont plus l’habitude de lire et sont rebutés par un texte trop long. « Trop long » ça veut dire quoi ? 200 lignes pour certains, 10 lignes pour d’autres.

Je me rappelle qu’avec Twitter il fallait se limiter à 140 caractères (20 mots environ) et que plein de gens, y compris et surtout dans le monde politique, se sont prêtés à ce jeu lamentable de synthétiser leur pensée sur tel ou tel sujet en une ou deux phrases seulement. Dans quelques décennies, si l’on prolonge l’évolution actuelle, les onomatopées remplaceront les mots. Twitter (devenu X entre temps) – et, d’une manière plus générale les réseaux sociaux – sont devenus aussi (et malgré un certain intérêt sur plusieurs aspects que je ne nie pas) la négation de la pensée ! Je parlais tout à l’heure d’un « boulevard d’expression ». Ce qui se passe actuellement sur internet est la triste histoire du boulevard devenu caniveau.

Il y a donc aujourd’hui « un grand écart » entre le besoin d’argumenter sur des sujets de plus en plus complexes (qui nécessitent donc de plus en plus de mots pour les décrire) et les impératifs dictés par notre société moderne, société de l’immédiat et de la simplification à outrance. Ce qui conduit à trouver sur internet des raccourcis qui sont tellement raccourcis qu’au final on se trouve aux antipodes de la réalité et que cela en devient souvent, des contre-vérités.

Evidemment, cette dérive dont je parle affecte beaucoup plus les sujets à enjeux très forts tels que la politique, la géopolitique, la vie sociale, l’économie. Dans ces domaines là, la surenchère est toujours de mise, c’est à celui qui forcera le plus le trait. On exagère certains faits pour prouver que le monde est tel qu’on aimerait qu’il soit. Mais le monde n’est pas l’image d’Epinal simpliste qu’on aimerait, il est complexe, différent selon le point de vue où l’on se place, de plus en plus mouvant avec des vérités d’aujourd’hui qui s’avèreront ineptes demain et inversement des idées farfelues d’aujourd’hui qui peuvent être les vérités de demain.

Les écolos politiques n’échappent malheureusement pas (et pourquoi y échapperaient ils d’ailleurs ?) à une manière malhonnête de présenter les choses. Je vous parlerai un de ces quatre de l’opération « Deviens justicier-e de la terre » menée par FNE qui m’a ébranlé au plus haut point. Mais en attendant, je vais prendre, pour commencer ma série d’articles, un sujet beaucoup moins polémique (encore que !), celui des insectes pollinisateurs.

Pour écrire cet article, je croise plein de choses venant d’horizons divers : les connaissances sur les insectes qui me viennent de mes profs de fac (Jean-Claude Robert et Jean-Yves Cretin surtout), les nombreuses lectures que j’ai faites sur le sujet, mes observations de terrain mais également mon expérience de jardinier.

Les insectes sont, comme tout être vivant, un maillon indispensable au fonctionnement des écosystèmes. Leur existence n’a pas à rendre des comptes à nous pauvres humains. LEUR VIE EST, POINT BARRE ! La diversité se justifie en elle-même, on n’a pas besoin d’en rajouter une couche avec une quelconque pseudo utilité pour l’Homme desdits êtres vivants. Leur chercher une quelconque utilité par rapport à nous, c’est encore ramener une fois de plus l’Homme au centre de tout. Ce qu’il n’est pas ! (dans quelques temps, les araignées et les vers de terre qui nous survivront rigoleront de notre pauvre prétention). Qu’est-ce qui est utile, qu’est-ce qui est nuisible ? Question complexe. A priori, une mésange charbonnière semble utile pour l’Homme parce qu’elle mange des chenilles. Mais certains insectes prédateurs se nourrissent aussi de chenilles. Alors, il suffit qu’une mésange se nourrisse ne serait-ce que de 1 ou 2 % d’insectes prédateurs pour que son rôle d’utilité soit à reconsidérer. C’est juste un exemple banal pour montrer que tout est bien plus complexe qu’on ne le croit et qu’on ne le dit.

Il y a des décennies que les scientifiques ont abandonné ces notions d’utile et de nuisible. Alors, pourquoi, parce qu’ils veulent – à juste titre d’ailleurs – lutter contre les insecticides et les néonicotinoïdes, les « écolos de salon lanceurs de pétitions » (c’est devenu un métier) forcent-ils le trait en inventant par exemple pour les insectes des vertus qu’ils n’ont pas forcément (ou qu’ils ont jusqu’à un certain point seulement).

L’EXEMPLE DES INSECTES POLLINISATEURS

Si l’on fait une recherche sur internet, on s’aperçoit que tous les sites consacrés à la pollinisation parlent de l’importance des insectes pour notre sécurité alimentaire. Les chiffres augmentent au fur et à mesure qu’internet progresse et on en arrive à parler aujourd’hui du chiffre de 66% de la nourriture consommée au niveau de la planète dont nous serions redevables aux insectes grâce à leur rôle dans la pollinisation des fruits et des légumes. Certains sites parlent même de 80%. Pourquoi pas 120% pendant qu’on y est !!!

Or, si l’on regarde attentivement nos sources de nourriture au niveau de la planète, on s’aperçoit que la réalité est toute autre. Prenons l’exemple des végétaux les plus consommés dans le monde :

– les trois principales céréales consommées au niveau de la planète sont le blé (pays occidentaux), le riz (pays asiatiques) et le maïs (pays d’Amérique du Sud). Ces trois trois céréales, qui assurent le fond de la nourriture d’une grande partie de l’humanité, sont des plantes que l’on appelle « anémophiles« , c’est à dire que le vecteur de la fécondation de ces plantes est le vent. Les insectes ne jouent aucun rôle dans la reproduction de ces trois céréales. Les insectes ne sont également pas mis à contribution dans la fécondation des deux céréales spécifiquement africaines : le sorgho (la plante se féconde elle-même) et le mil (fécondation assurée par le vecteur « vent »).
– Si l’on prend le deuxième groupe de plantes qui assure l’alimentation de l’humanité, il s’agit des légumineuses dont l’importance est capitale dans l’alimentation traditionnelle et qui risque de le redevenir (les légumineuses étant un passage obligé si l’on veut réduire à terme notre consommation de viande). Les légumineuses (pois, haricots, fèves et soja essentiellement) sont toutes des plantes autogames, c’est à dire que chaque fleur se féconde elle même avec son propre pollen. Là aussi, nul besoin des insectes !

– Vient ensuite la grande famille des tubercules dont la consommation est primordiale pour l’alimentation de l’humanité : le manioc qui est le tubercule le plus consommé au monde se reproduit par bouturage (et non via les insectes) et la pomme de terre qui est le tubercule le plus consommé dans les pays occidentaux se reproduit tout simplement par multiplication des bulbes sans l’intervention des insectes. Idem pour d’autres tubercules comme les patates douces.

– Vient ensuite le légume-fruit le plus cultivé au monde : la tomate (5 tonnes consommées toutes les secondes, chiffre excluant la production dans les jardins familiaux). Les insectes viennent butiner les fleurs de tomates et donnent l’illusion qu’ils jouent un rôle dans leur fécondation mais leur présence n’a aucune importance car, dans presque tous les cas, la fleur de tomate s’est autofécondée avant même que la fleur ne s’ouvre (je garde certaines variétés de tomates depuis 40 ans, preuve que les insectes n’interviennent pas ou quasiment pas, vu que je ne constate pas d’hybridation). Idem pour les poivrons, les piments et les aubergines pour lesquels les insectes ne jouent quasiment aucun rôle (si ce n’est de l’ordre de quelques %).

– il reste bien évidemment tous les autres légumes : les carottes, les choux, les radis, les laitues, les chicorées, les panais, les poireaux, les betteraves, l’ail, les oignons, les côtes de bettes … Tous ces légumes ont des fleurs et sont donc susceptibles d’être pollinisés par le vent ou les insectes. Sauf que tout ça n’est que de la théorie, vu que ces  légumes, pour être consommés, sont tous cueillis bien avant la floraison. Là aussi donc, les insectes ne sont pas mis à contribution.

– La seule famille importante de légumes qui a vraiment besoin des insectes, c’est celle des cucurbitacées (courges, courgettes, concombres, melons, pastèques …). Les insectes sont nécessaires à ces plantes, même si c’est un peu à relativiser car certains jardiniers préfèrent aujourd’hui pratiquer la fécondation manuelle (très facile à réaliser), vu que la fécondation par les insectes est devenue un peu aléatoire en raison de leur diminution. Néanmoins, les cucurbitacées restent l’exemple même de légumes nécessitant (surtout dans les jardins familiaux) l’intervention des insectes.

– Il faut rappeler que la pollinisation n’est pas indispensable au développement de bon nombre de légumes (vu qu’on en récolte beaucoup avant la floraison) mais qu’elle est surtout nécessaire pour avoir des graines à ressemer les années suivantes. C’est là que, en théorie, les insectes interviennent. Mais en pratique tous les semenciers (qu’ils soient en bio ou en conventionnel, et même amateurs) cherchent au contraire à isoler les plantes des insectes afin que ceux-ci ne viennent pas perturber la pureté des variétés en amenant du pollen extérieur venant d’une autre variété. Ils pratiquent alors la fécondation artificielle (sans contribution donc des insectes) lorsqu’il y a besoin de pollen extérieur (d’un point de vue pratique, la profession maîtrise bien cette technique car très facile à mettre en œuvre).

– Concernant les fruits, les insectes jouent pas contre un rôle beaucoup plus important que pour les légumes (j’en parlerai dans un article ultérieur).

– Enfin, concernant les boissons fermentées qui dominent le marché et qui sont bues sur l’ensemble de la planète (bières et vins essentiellement), il faut noter que l’orge qui sert à faire la bière est en mode de pollinisation assuré par le vent et que la vigne est une plante auto-féconde (seuls certains raisins, dits « muscadins » ont besoin, dans certaines conditions seulement, de la contribution des insectes).

Ce que viens de dire là n’est pas valable que pour les plantes. Car même si l’on se met à examiner notre consommation en protéines animales, la conclusion est sensiblement la même. Exemple des vaches, volailles, etc… qui se nourrissent avant tout de deux sortes d’aliments : les céréales, les autres graminées (sous forme d’herbe ou de foin) et les légumineuses, groupes de plantes n’ayant pas besoin de l’intervention des insectes pour leur pollinisation (comme je l’ai déjà dit ci-dessus).

Donc, au final, pas grand chose à mettre au crédit des insectes.

En résumé, pour les plantes consommées par l’Homme et indispensables à sa sécurité alimentaire (qu’il s’agisse des plantes consommées directement ou par l’intermédiaire des animaux qu’on élève), le rôle des insectes c’est très peu de chose ! Les insectes n’interviennent dans la pollinisation d’aucune des 15 plantes les plus consommées au niveau de la planète. Le rôle des insectes est limité essentiellement à la pollinisation des fruitiers et des cucurbitacées (les fruits pouvant d’ailleurs être considérés comme négligeables quant à leur apport réel aux éléments nutritifs principaux dont a besoin l’humanité) et sans doute aussi à quelques groupes de plantes dont j’ai oublié de parler parce qu’ils sont assez peu utilisés dans l’alimentation. Sans doute donc que pour notre alimentation on dépend des insectes dans une toute petite proportion (5% ? 10% ? 20% peut-être …) et non 60-80 % comme cela est raconté ad nauseam sur internet et dans les dizaines de pétitions que vous et moi recevons..

Mais, je le répète, la protection des insectes, comme celle des autres vivants, est absolument indispensable. Pour la bonne et simple raison qu’ils existent et qu’ils participent au miracle de la vie. Il n’y a pas besoin d’autres justifications. Donc pas besoin d’en rajouter avec des pseudos arguments !

Vous avez peut-être compris le véritable sens de la série d’articles que j’entreprends d’écrire : les z’écolos nuisent à la compréhension par le public de ce qu’est l’écologie. Ils sont même devenus contre-productifs et, par leurs excès de langage qui génèrent des contre-réactions violentes, ne sont devenus que « les idiots utiles » des grands saccageurs de notre environnement.

La prochaine fois, je vous parlerai du trio « abeille domestique/frelon asiatique/bourdon terrestre » et des contre-vérités qui se diffusent sur le sujet. Et la fois suivante des membres de FNE national, ces « nouveaux zorros de l’environnement ».

Ouf, j’ai enfin terminé ce premier article qui me tenait énormément à cœur.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

Mes photos du jour

Depuis lundi j’ai fait plus d’un millier de photos d’oiseaux et je m’aperçois, en les regardant ce soir, que je n’ai fait absolument aucune photo d’oiseau statique, uniquement des images d’oiseaux en mouvement.

Je vous propose ce soir des images faites quasiment toutes aujourd’hui (trois seulement ont été faites les jours précédents). Elles concernent cinq espèces qui viennent à mon poste de nourrissage et sur lesquelles je me focalise en ce moment (vous pouvez cliquer sur chaque photo pour l’agrandir) :

La buse variable …

… le geai des chênes …

… le gros-bec …

… la mésange charbonnière …

… et le pic épeiche.


Si j’ai le temps dans les semaines qui viennent, je ferai des articles plus construits, mais là mon activité du soir consiste à … trier des photos pour ne pas me laisser déborder !

Réponse à la petite devinette

C’était la lune tout simplement.

Tout a été très drôle dès le départ. Je m’attendais à ce que la réponse arrive dès le premier commentaire et cela a presque été le cas. Mais voilà-t-y pas qu’Etincelle a écrit « la première idée qui vient à l’esprit est la surface de la lune. Mais évidemment, ce n’est pas ça », alors tout le monde a cherché ailleurs (sauf peut-être JPH qui, je pense, avait trouvé que c’était la lune mais sa phrase était tournée de telle manière que le jeu a continué).
Jérôme avait trouvé car il m’a aussitôt envoyé par mail la même photo de la lune qu’il avait prise avec son matériel photo (identique au mien).
Comme quoi, il faut souvent se fier à sa première intuition.
Bref, j’ai bien ri.
Il n’y avait pas de piège, mais je pense que le fait d’avoir dit que la photo était prise en journée à dû induire en erreur les lecteurs (car habituellement on photographie plutôt la lune la nuit).

Au départ je voulais juste mettre une photo de la lune en entier car j’avais été époustouflé qu’avec mon appareil photo je puisse faire une image des cratères de la lune avec autant de détails. Et puis, au moment où j’allais mettre en ligne l’article je me suis ravisé et j’ai juste présenté une petite partie de la photo (juste le sud-est de la lune) en transformant mon article en devinette.

La photo de l’astre en entier :

Caractéristique de la photo : Canon EOS7, objectif 800 mm F11, 200 iso, 1/200 de seconde, prise de vue faite le 3 mars à 17H44.

Merci à tous d’avoir participé.

Petite devinette

Il n’y a pas eu beaucoup de commentaires pendant la petite période de pause que s’est octroyée ce blog.
J’en déduis que vous avez le cerveau un peu engourdi.
Alors, pour le faire bosser un petit peu, une petite devinette.
Cette photo faite avant-hier dans la journée, c’est quoi ?

Blog en congés

Une petite pause s’impose ! Alors ce blog se met au ralenti pour les semaines qui viennent (correspondant aux dates des vacances scolaires de ma zone) et reprendra le lundi 10 mars.

Pour terminer en beauté cette saison, je vous propose deux vidéos. En effet, Fifi m’a envoyé un mail pour me dire que je devrais aller faire un tour dans mon jardin parce qu’il s’y passait de drôles de choses. J’y suis allé … effectivement mon jardin est le repaire de drôles de légumes ! Jugez-en par vous-mêmes !

Dramatique !

Le constat est clair : 28% des accidents sur la route sont imputables à la consommation d’alcool.
C’est dramatique !
Dramatique en effet de constater que 72% des accidents sont le fait … des buveurs d’eau !!!

L’avantage de la fonction suprême ?

Tous frais payés ?
Voiture avec chauffeur ?
Avoir sa photo dans tous les médias ?
Indemnités de retraite à vie ?

Si vous étiez président de la république ou un Grand de ce monde, quel est l’avantage de la fonction qui vous semblerait le meilleur pour vous ?

Difficile de répondre à cette question, non ?

Et bien pour moi ce n’est pas difficile à répondre.

Ce que je préfèrerais, c’est la certitude que si je faisais la pire des saloperies, je serais condamné au mieux à peanuts, au pire au port du bracelet électronique et que j’éviterais, dans tous les cas, la case « prison ».

C’est juste pour lancer le débat, mais au fond de moi j’enrage !!!

La sterne naine

J’ai dans mon ordi des dizaines de milliers de photos dont, pour certaines d’entre elles, j’ai parfois oublié l’existence (fait pas bon devenir vieux !!!).

Ainsi cet après-midi, en recherchant des photos qui seront utilisées dans la réédition du livre « Les oiseaux de la montagne jurassienne », je suis tombé sur des images de sternes naines que j’avais faites il y a sept ans en Camargue. J’ai un vague souvenir en effet d’avoir pu photographier cette espèce mais ça m’était sorti de la tête.

Voici quelques images dont vous remarquerez, sur la dernière photo, la petitesse de la taille de cette espèce de sterne (à côté d’une mouette rieuse, elle a l’air très petite).

 

Giovanni Ruffino chante Brassens

Il existe des tas d’interprétations des chansons de Brassens à travers le monde, au moins des centaines, peut-être même bien plus.

Lors d’un article que j’avais fait sur la chanson « le Grand Pan », Yves avait proposé une interprétation en italien. Et je m’étais dit à ce moment là que je parlerais un jour de Giovanni Ruffino que je garde depuis longtemps dans un coin de ma mémoire.

Ce gars là, je l’ai découvert il y a quelques années. Il ne chante pas en italien mais en piémontais et j’avais adoré les interprétations qu’il avait faites des chansons de Brassens lors d’un concert, a priori le seul concert disponible sur Youtube. Je dis « avait » car ce bonhomme très chaleureux est décédé très peu de temps après l’enregistrement dudit concert.

Je vous propose six chansons parmi toutes celles que j’ai aimées :

A propos de cette dernière chanson (« le testament »), je ne résiste pas au plaisir de vous mettre la version en espagnol de Paco Ibanez, chanteur que j’admire depuis 50 ans, qui est toujours vivant (91 ans) et que j’ai vu sur scène il y a une douzaine d’années à Besançon.

Peut-être qu’un jour je vous parlerai plus longuement de Paco Ibanez.

Mon nouvel affût … bien au chaud ! (1)

Comme je vais être immobilisé à la maison pendant un certain temps et que je ne pourrai pas aller dans mes points d’observation habituels, j’ai décidé d’aménager ma cuisine en affût. Très simple à réaliser : un filet de camouflage contre la fenêtre et le tour est joué !


Hier, alors que c’était le premier jour d’installation de mon dispositif, une première buse est venue. Elle est restée assez longtemps et Christophe qui passait à la maison a d’ailleurs pu l’observer.


J’espère pouvoir relater sur ce blog d’autres observations dans les semaines qui viennent. Surtout que j’attends un oiseau rare que je n’ai jamais réussi à photographier … Sa venue est assez improbable mais sait-on jamais … !

Variations autour de « Stand By Me » (2)

Il y a 15 ans, j’avais écrit un premier article sur la chanson « Stand By Me » qui a été composée par Ben E.King en 1962 et qui est devenue un standard repris des centaines de fois à travers le monde. C’est l’une de mes chansons préférées.

Dans mon premier article, j’avais présenté 4 versions différentes de ce titre (John Lennon, Rockapella, Ben E.King ainsi qu’une version en dessin animé).

Voici 6 nouvelles versions de la chanson.

Playing For Change Band :

Tracy Chapman :

Music Travel Love :

The Buzztones :

Karen Gibson and the Kingdom Choir :

Dave Finley :

Bonne écoute à tous !

Les plumages de la buse variable

Cette année, j’ai trois postes de nourrissages pour rapaces qui fonctionnent régulièrement. Cela me permet d’accueillir une vingtaine de buses variables différentes. Il y a eu beaucoup d’affluence lors des quelques épisodes neigeux et froids des temps derniers avec notamment 12 buses différentes vues devant moi lors de la même séance.


Cet article a pour but d’illustrer différents plumages de cette espèce, avec des photos qui ont toutes été faites lors des six derniers mois.

En général, le couple habituel vient à chaque séance ou presque. Le male est plus sombre que la femelle (à droite sur la première photo, à gauche sur la deuxième).

En détail, le plumage du mâle …


… et celui de la femelle.


Le couple a eu deux jeunes l’été dernier. Un premier juvénile (reconnaissable à l’iris clair) est d’abord venu fin juillet …


… suivi du deuxième juvénile quelques jours plus tard.


En décembre dernier, un autre juvénile, issu d’un autre couple, est venu lors d’une journée de neige.


Derrière la maison, il y a eu 6 buses différentes, aux plumages très variables, d’eux d’entre elles étant plus sombres que la moyenne …



… alors qu’une autre était très claire.


Encore trois exemples de plumages avec trois autres buses.




Au fil des semaines et des mois, j’apprends à reconnaître chacune d’entre elles.

Le Grand Pan

Peu connue, la chanson « Le Grand Pan » est l’un des textes fondateurs de la pensée de Brassens.

Je suis tombé les jours derniers sur cette très belle interprétation récitée de Jean-Pierre Arbon …

… et sur celle, interprétée en public, par Yves Uzureau.

Evidemment, on peut s’en référer à l’original.

Bonne écoute !

Bande d’abroutis !

J’aime bien relever les coquilles dans les journaux. Il y en a plein mais en général il n’y a pas de raison pour que j’en parle sur ce blog.

Mais comme cette fois-ci il y a un lien avec un animal dont j’ai souvent parlé sur ce blog (le chamois), je ne résiste pas au plaisir de vous faire part de cette coquille là.

Il y a une polémique ici en Franche-Comté au sujet de l’abattage de plus de 500 chamois et le journal Le Monde en a parlé aujourd’hui.

Le chamois est un animal qui broute le feuillage des arbustes, on emploie dans ce cas là le mot « abroutir ».

Un article est paru dans l’édition Besançon Fr de macommune.info. C’est un article intéressant car il montre notamment, étude à l’appui, que le chamois ne cause pas les dégâts qu’on lui impute. C’est dans ce journal là que j’ai relevé la coquille en question : on y emploie le mot « abrutissement » au lieu de « abroutissement ». Evidemment, ça change un peu le sens !


C’est avec ce petit trait d’humour bienvenu en cette période de fêtes que je vous souhaite un joyeux Noël !

Mon premier colis des vieux

On n’ose plus appeler un chat « un chat ».
Notre société est très forte pour les circonvolutions cérébrales. Sans doute est-ce là « un signe des temps ».
Ainsi le mot « vieux » a été remplacé par « personne âgée » et les clubs 3ème âge sont devenus les clubs des Aînés. Ouais, bof bof … !
Mais il n’empêche que quand on est personne âgée ou aîné « on est vieux point barre », ça ne change absolument rien au problème (qui n’en est d’ailleurs pas un au demeurant), ça permet juste à quelques vieux qui ne s’assument pas de faire encore un peu illusion …

Tout ça pour dire que je viens de recevoir pour la première fois de ma vie (c’est tout frais, ça date de ce midi) un « panier des Aînés », c’est à dire mon premier « colis des vieux ». Sans doute que j’ai, au cours de l’année, « franchi un palier » (encore une circonvolution cérébrale pour dire en fait que je viens d’atteindre le dernier échelon, celui au-delà duquel il n’y a plus rien …).

Tout ça est très sympa car la municipalité fait très bien les choses : le pétillant est un vrai Champagne, les chocolats viennent du meilleur chocolatier de Besançon (le Criollo), la terrine est bio, le pot de miel est local. Et c’est livré avec le sourire de la 1ère adjointe (Joëlle, mon épouse), ce qui ne gâte rien.

Donc rien à dire, c’est le top du top !

Mais quand même, ça fait drôle … !

Un Prince dans le ciel de Courbet !

Brassens mène à tout !

Je me souviens d’un soir d’avril dernier, le soir de mon anniversaire exactement. Avec mes deux enfants, j’avais joué devant mes amis deux ou trois morceaux à la guitare, dont « les oiseaux de passage », poème de Jean Richepin mis en musique par Brassens. Quelques habitués du blog étaient présents à cette soirée « historique » (historique pour moi, car ne n’est pas tous les jours qu’on a un anniversaire avec un chiffre rond !).

Et quelle ne fut pas ma surprise, il y a une semaine, de recevoir le livre de Christian Bulle avec cette dédicace « Pour Bernard, A l’ami, le sorcier des oiseaux. A l’interprète, un soir d’avril, d’un poème que j’ai adoré au point de l’apprendre par cœur et d’en poser quelques vers en tête de ces pages ».

Effectivement, à côté de la dédicace il y a cet extrait magnifique du poème de Jean Richepin qui a été choisi par Christian pour être imprimé en exergue du livre.

Regardez -les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages,
L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons.

Christian m’avait prévenu quelques semaines auparavant, au téléphone, en me disant une phrase du genre « Tu verras, il y aura une dédicace à laquelle tu ne t’attends pas du tout ! ».

Tout cela m’a beaucoup touché.

Le livre de Christian est magnifique. Il s’intitule « Faucon Pèlerin, un Prince dans le ciel de Courbet » car c’est dans la vallée de la Loue, le pays de Gustave Courbet, que les images du livres ont été prises. Je pourrais vous parler plus en détail du bouquin, mais la vidéo à la fin de cet article en dit beaucoup.

Christian Bulle n’est pas à classer dans la catégorie des photographes, ce mot est trop galvaudé actuellement, mais surtout trop restrictif dans son cas. Il fait partie d’une catégorie devenue rare aujourd’hui, à savoir la génération des naturalistes qui se sont nourris de la poésie des textes de Paul Géroudet et de Robert Hainard et qui voient dans l’animal autre chose qu’un simple sujet photographique. Christian, amoureux des oiseaux, peut entrer dans son affût le matin avant le lever du jour et n’en ressortir que le soir après la tombée de la nuit, après une journée entière passée à se cailler les miches et parfois sans voir l’animal attendu.

A ce propos, je n’aime pas les redites, mais je me permets de citer à nouveau ce texte de Vincent Munier, mis récemment sur ce blog, car Christian inscrit son travail d’observateur dans la même philosophie que celle de Munier.

Se tenir à l’affût, c’est accepter qu’il ne se passe rien. Il fait froid, on respire mal, on se tait, on se camoufle, on s’annule, on finira par oublier sa propre présence, vertu suprême. On attend l’animal et, contre le dogme du « tout, tout de suite », il conviendra de préférer le « peut-être, jamais », exercice douloureux pour un homme moderne ! En voyage, l’espace défile et les jours se succèdent avec leur lot d’imprévus. A l’affût, c’est le temps qui imprime ses infimes nuances. La lune se lève, un rapace trace sa boucle dans le ciel, une colonne de poussière monte, un mammifère apparaîtra peut-être. Rien n’est moins sûr. Parfois, seul le silence s’offrira à notre patience. La récompense se tiendra dans l’attente elle-même. Quand on aime passionnément la vie, on n’attend pas qu’elle se montre.

160 pages de pur bonheur ! Le livre n’est pas cher (35 € + les frais de port)

Alors, si vous voulez vous faire un vrai petit plaisir ou faire plaisir à vos amis, n’hésitez pas à commander le livre directement auprès de Christian. Il est toujours ravi d’un contact personnalisé avec les acheteurs de son livre. Il m’a dit qu’il passait un temps fou à soigner ses dédicaces ! (pour ne pas livrer son adresse aux moteurs de recherches malveillants, je ne mettrai pas ses coordonnées directement dans cet article mais dans le premier commentaire à la suite de l’article)

Un peu de musique Soul …

J’ai écouté énormément de musique soul dans ma vie. J’aime cette musique, notamment celle des années 60. Et je l’aime notamment lorsqu’elle flirte avec le rythm’n’blues, comme chez Aretha Franklin, Otis Redding et Wilson Pickett. Et je l’aime aussi lorsqu’elle flirte avec la variété comme chez Sam Cooke ou les Drifters.

Même si cette musique est globalement peu écoutée de ce côté-ci de l’Atlantique (et c’est sans doute pourquoi je n’en parlais pas sur ce blog jusqu’à présent), j’ai muri les temps derniers le projet de publier sur ce blog un « calendrier musical de l’Avent », avec chaque jour une vidéo musicale qui relève de « la fraternité en musique » et donc faisant une large place à la musique soul qui est une musique chargée d’espérance, ce dont on a besoin dans ces temps troublés et incertains.

J’ai beaucoup fouillé du côté des vidéos issues du projet « Song around the world – Playing for change » mais je ne suis pas allé assez bien loin, je n’ai pas trouvé les 25 vidéos que je voulais mettre dans mon calendrier musical de l’Avent, sans doute faute de ne pas y avoir consacré assez de temps. Mon projet a donc capoté, peut-être que je le remettrai à l’an prochain. En attendant, je continue mes petites recherches musicales en vue éventuellement d’une utilisation ultérieure.

Ce soir, je suis tombé sur ces deux vidéos en noir et blanc.

La première vient de deux artistes que je ne connaissais pas (Brian et Thomas Owens, père et fils) …

… la deuxième est un morceau d’anthologie puisqu’il s’agit d’un extrait du concert qu’a donné James Brown à l’Olympia en 1966.

Ces deux vidéos sont donc juste un avant goût d’une série d’articles pour Noël 2025. En d’autres termes, plutôt qu’un calendrier de l’Avant, ce sera plutôt un calendrier de l’Après !!!

Bonne écoute à tous !